Meetarabic : terrain de chaste cour

Un site de rencontres qui s’adresse aux musulmans francophones.

Une fiche type. Yasmina, 25 ans, 165 cm, mince, vivant en Ile-de-France. D’origine tunisienne, elle parle un arabe dialectal, pratique un «islam modéré» et mange «hallal». Habillée de façon «classique», elle souhaite avoir «des enfants, inch’allah». A la recherche d’un mari, elle s’est inscrite sur Meetarabic.com, un des principaux sites de rencontres arabo-musulmans sur le Web.

«Demande». Depuis quelques années, les Pandora Beads sites communautaires, religieux ou politiques ont emboîté le pas de Meetic et consorts. Ouvert aux musulmans francophones du monde entier, Meetarabic se présente comme un «site de rencontres sérieuses»,«loin du consumérisme amoureux»«Mon idée initiale n’était pas de gagner de l’argent mais d’offrir une plateforme aux nombreux célibataires musulmans souhaitant rencontrer des gens qui leur ressemblent», explique son fondateur, un jeune ingénieur en télécommunications qui a lancé le projet en 2007. «En limitant les offres, on facilite non seulement les recherches des utilisateurs mais on permet surtout à des gens qui n’auraient pas fait la démarche de s’inscrire sur un autre site de le faire. Concrètement, je souhaitais qu’une femme voilée puisse s’y sentir à l’aise», poursuit-il. Son fondateur se défend néanmoins d’œuvrer au communautarisme : «On ne fait que répondre à une demande.»

D’apparence, Meetarabic ressemble à un site classique de rencontres : cœur dans le logo, omniprésence du rose, patchwork de photos en présentation. Pourtant, à y regarder de plus près, quelques différences sautent aux yeux. Si la langue du site est le français, quelques mots d’arabe viennent ponctuer les descriptions ou les tchats. Parmi les informations demandées lors de l’inscription : le visiteur est-il, «oui» ou «non», un musulman pratiquant ; modéré ou strict. Quant aux informations pratiques ayant trait à la religion, elles ne font pas l’objet de questions spécifiques mais sont proposées dans le cadre de listes plus générales. Parmi les vêtements, il y a des choix multiples : «décontract黫branch黫business»«hijab» ou «djellaba». Idem pour les habitudes alimentaires, où le fait de manger hallal est une option parmi d’autres. «Le mélange des genres peut sembler bizarre, mais ça montre bien que l’islam n’est qu’une partie de notre personnalité», explique Walid, un informaticien de 36 ans inscrit sur Meetarabic mais aussi sur Meetic.

En trois ans d’existence, le site est devenu une affaire sérieuse, avec 40 000 adhérents archangelartifacts et 100 000 visites mensuelles. Il semble avoir réussi sa vocation d’«accélérateur de « mektoub » [destin, ndlr]» et «plusieurs centaines de mariages» auraient été contractées, selon Salim Bouiche.

Guest-stars. Rançon du succès : à l’instar de ses concurrents, Meetarabic impose désormais une inscription payante aux hommes, qui représentent 60% des visiteurs. Le site s’est également offert quelques guest-stars pour assurer sa publicité : le comique Ramzi, les rappeurs Rim’K du 113, Youssoupha ou encore le footballeur Marouane Chamakh recommandent la plateforme de rencontres sérieuses.

Article disponible à l’adresse : http://www.liberation.fr/vous/0101615642-meetarabic-terrain-de-chaste-cour

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2 Réponse à “Meetarabic : terrain de chaste cour”

  1. Merilyn Lairmore dit :

    Bonne idée, beaucoup d’information utile.

  2. rencontre web canada usa dit :

    Tres informatif sur la culture musulmans.

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